LES LUNDIS TABOUS: Une ITS? Ça arrive juste aux autres, ça!

November 17, 2015

LES LUNDIS TABOUS

Durant 10 semaines, je publierai un article sur un tabou qui persiste au niveau de la sexualité! Vous avez des idées? Vous voulez en savoir plus sur un mythe que vous ne pouvez plus entendre vos amis raconter? N’hésitez pas à m’écrire, directement sur le site ou sur ma page Facebook pour me suggérer ce thème!

 

TABOU NO 9 : Une ITS? Ça arrive juste aux autres, ça!

 

Aujourd’hui, on entre dans un sujet très délicat. Malgré toutes les alertes prononcées par les médecins, les sexologues ou les profs enseignant l’éducation sexuelle, encore aujourd’hui, on se protège…parfois. On se dit que ça ne pourra pas nous arriver et encore moins si on est dans un couple exclusif sexuellement! Pourtant, les infections transmises sexuellement (ITS) sont en hausse chez le 15-24 ans et parfois, on oublie même que les personnes âgées, plus souvent aujourd’hui divorcées, remariées ou ayant des partenaires sexuel-les occasionnel-les, sont aussi à risque de contracter une ITS.

 

Premièrement, pourquoi ne pas faire un petit rappel rapide des modes de transmissions (info de base) de quelques infections?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : itss.gouv.qc.ca

 

Le tabou d’aujourd’hui s’adresse à tous, puisque malheureusement, de nombreux mythes persistent encore concernant les infections transmises sexuellement. Il est faux de dire qu’une infection est possible uniquement chez quelqu’un qui a de multiples partenaires, qui est homosexuel, qui prend de la drogue ou qui a une hygiène douteuse! Tragique, n’est-ce pas? De tels mythes sont encore véhiculés, ce qui peut engendrer un sentiment de honte et de culpabilité très fort chez les personnes vivant avec une ITS. Si une multitude de partenaires et la prise de drogue par injection sont effectivement des comportements à risque, puisqu’il y a davantage de contact avec des fluides sexuels et avec le sang, ça ne signifie pas que la majorité de la population ne puisse être touchée. Tout le monde est concerné et les relations sexuelles non protégées ont lieu dans tous les groupes d’âge, même si on ne s’en vante pas toujours au grand jour.

 

Alors, quoi faire?

 

Se protéger bien sûr, mais aussi se faire dépister. Peu de personnes passent régulièrement des tests de dépistage, qui sont pourtant accessibles dans les CLSC, de nombreuses cliniques spécialisées et sont parfois offerts par des infirmier-ères dans différents milieux. Une erreur très commune est d’attendre d’avoir de premiers symptômes. Plusieurs personnes ne présentent aucun symptôme, on peut donc transmettre, sans savoir! Au Québec, plus de 18 000 cas de chlamydia sont déclarés chaque année et 75% des personnes qui en sont infectées l’ignorent (itss.gouv.qc.ca). On se souviendra également que le condom est le SEUL moyen de contraception permettant de se protéger à la fois des grossesses non désirées ET des infections, alors que les autres moyens, comme la pilule contraceptive ou le stérilet, entre autres, protègent uniquement des grossesses non désirées.

 

Il faut être prudent et utiliser le condom pour plusieurs comportements sexuels. Par exemple, le tableau plus haut n’indique pas si la transmission se fait par contact vaginal, anal ou oral. La chlamydia se transmet par pénétration vaginale ou anale, mais la gonorrhée également lors du sexe oral et peut infecter la gorge. Ces informations sont essentielles pour bien se protéger. Lorsque deux personnes sont amoureuses et souhaitent être des partenaires exclusifs, ils peuvent passer des tests de dépistage respectifs et utiliser un moyen pour prévenir les grossesses seulement, par la suite. Par contre, retourner faire des tests périodiquement est une bonne idée, car même si on souhaite que la personne avec qui on partage sa vie soit tout à fait honnête, l’infidélité existe et peut être dommageable pour un partenaire qui n’est pas au courant que sa santé a été mise en danger.

 

Maintenant, amusez-vous, mais n’oubliez pas de prendre soin de vous et de vos partenaires. Si une personne vous parle de son expérience avec les ITS, montrez de l’ouverture et offrez votre soutien, au lieu de juger négativement cette personne.

 

Valérie Major, votre sexologue

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Sexologue Verdun, Membre de l'ordre professionnel des sexologues du Québec
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